dimanche 27 novembre 2011

Médium (fin)

Vendredi, 17h. SMS "Toujours ok pour ce soir?"

Bah, oui, sinon, je te l'aurais dit, banane!

Je dépose mon fils chez mes parents. J'ai le droit au traditionnel apéro. Hips!

Je repasse par chez moi, enfile une micro-robe et en voiture!

23h, voiture au parking, je suis à l'heure, je m'étonne. Par contre, je fais moins ma fière maintenant!

23h10, téléphone... Médium est arrivé. Moi, je me suis planquée dans une petite rue pas loin.

Ouhlà... Spa ce qui m'a été vendu là! Avec mes talons, je peux presque le regarder dans les yeux... Il était pas censé faire plus d'1m75?
Pis, dis-donc, heureusement que j'avais précisé que j'étais pas branché mecs ronds, hein!
Ça va pas le faire, cette histoire!
Bon, aller, t'arrête de faire ta connasse, tu laisses sa chance au produit.

23h30, ça fait 1/4 d'heure qu'on discute et je me fais chier comme un écureuil mort sur une communale un soir de novembre en Lozère. Et puis, il va arrêter d'essayer de me prendre les mains!

23h45. Idée lumineuse... Je vais aller fumer une clope. Il est non fumeur...

Shuis bien dans le fumoir toute seule, j'vais p'têt rester là, tiens. Vu que mon paquet est plein, je devrais pouvoir tenir un moment. Et merde! Il me rejoint.
Bon, aller, pas la peine d'insister, c'est pas possible...

Heu... Médium (en lui redonnant la main qu'il essaye maladroitement de me passer dans le dos), je sais pas trop comment te dire ça sans te froisser ou être vexante... Mais, j'aime autant être claire... Ca va pas le faire. Je suis désolée.

Ca c'est fait! Je vais aller boire un coup pour la peine, tiens!

Patron, un Jack, s'teup!

Oh... Mais, y'a de nouveaux clients qui arrivent!

Bonsoiiiiiiiiiiiiiiiir! moi, c'est V., et vous?


Emmanuel et Maria, lui italien, elle espagnole. Discussion sympa en franco-anglo-italiano-espagnol. Je ne parle pas italien, il ne parle pas français... Ca donne une discussion assez comique.
Nous nous sommes vite trouvés des affinités communes dont il nous semblait important d'explorer certains recoins.

Tiens, elle vient de perdre son soutif et commence à s'intéresser à l'absence du mien... Il est maintenant évident que nous allons avoir une sacrée discussion!

Mais avant, ils veulent danser... Ok, ça tombe bien, j'adore danser. Pour la peine, ils ont le droit à une mini lapdance. Ils ont l'air très content de ma prestation.

Il se lève et nous entraine, elle et moi vers les coins câlins.

C'est amusant, sa façon de faire. Il s'allonge, les bras en crois et attend visiblement que nous le déshabillons. On va mettre ça sur le compte du côté mââââââââââle italien!
Je déboutonne sa chemise pendant que ma nouvelle copine s'occupe des chaussures et du pantalon.
Il est pas mal foutu.

Elle se relève, l'enjambe et vient m’embrasser. Je la saisis par le menton et lui dit: Put your clothes off. Elle obéit pendant que je fais sauter ma robe.

Je ne sais pas pourquoi, mais depuis quelques temps, je suis très directive avec les femmes. C'est spontané et j'adore les voir se plier à mes exigences. Bizarre.

Nous sommes nus, d'autres clients viennent voir ce qui se passe. J'aperçois le médium dans un coin.
Ces spectateurs gênent Emmanuel. Je tire un rideau et nous sommes isolés...

Mains, langues, caresses... Ça part dans tous les sens. J'adore! Il m'attrape par les hanches et me fait comprendre qu'il veut que je vienne me poser sur son visage... Il en sera quitte pour un arrosage en bonne et due forme! Pendant ce temps, elle le chevauche.

Tout ça dure un sacré paquet de temps. Nous nous amusons bien, mais j'avoue que j'aurais apprécié la présence de Dédé.

Nous reprenons notre souffle et ils m'apprennent que je viens de réaliser l'un de leur fantasme... Un trio HFF. Visiblement, ils sont ravis.

Allons fêter ça au bar!

Le patron me confirme que le médium a disparu de la circulation en réglant la note.
Mes comparses veulent absolument mes coordonnées pour leur prochaine venue à Paris et insistent pour que je les rejoigne le lendemain. Impossible pour moi mais c'est bien volontiers que je les reverrai accompagnée de Dédé.

Il est tard, je suis crevée. Je décide de rentrer.
En sortant du club, j'envoie un texto au médium pour le remercier.

Et, là, j'ai ri...

SMS en retour: "Je n'ai pas voulu te déranger, tu étais occupée quand je suis parti. Ils avaient l'air sympa... Si ça te dit de t'arrêter prendre un verre en rentrant, je ne dors pas tout de suite... Kisses, L."

Je sais, c'est moche de se moquer, mais quand même... Je lui ai mis un énorme vent et le gars tente encore... (Sans compter le "kisses", hein! )

vendredi 25 novembre 2011

Medium (5)

- Je ne te dérange pas?

- Non pas de problèmes...

- Va falloir que tu m'expliques ce que vient foutre le conformisme là dedans!" Dis-je en riant.

- Bah, tu proposes un truc hyper classique... Ça me fait pas envie alors que je suis certain qu'il faut absolument que nous nous rencontrions!

- Ce n'est pas du conformisme... C'est juste une façon de fonctionner différente de la tienne.

- Ouais, ça pue le judéo-christianisme ton plan classique.


J'ai explosé de rire!

- Ah, alors là, t'es énorme, toi. Le judéo-christianisme! Non mais t'en a d'autres des comme ça?!!

Une demi-heure plus tard nous étions toujours en train de discuter jusqu'à ce qu'il me dise:

- Bon, on fait quoi alors?

- J'en sais rien! J'ai envie de te rencontrer tellement tout ça me semble surréaliste mais, j'ai bien compris que le plan bar, c'est pas ton truc.

- Absolument!

- Écoute... J'ai autre chose à te proposer.

- Ah?

- Tu es véhiculé ou non?

- Oui, pourquoi?


- Tu connais le club bidule? C'est un de mes clubs préféré mais c'est à une heure de route de Paris. / lui explique le pourquoi du comment j'aime ce club.

- Ahhhhh! Bah je suis content de vois que tu proposes des trucs, toi au moins! Je ne connais pas ce club mais, plus près de chez nous y'a le club machin qui me semble proche de ce que tu décris.

- Et bien, ok pour moi... On dit donc demain, vendredi, 23h. On se retrouve sur place et on verra bien!




J'ai donc rendez-vous demain avec un prétendu médium dont je n'ai jamais vraiment vu la tronche dans un club parisien. Il a été question que Dédé vienne jouer les espions...  J'adore l'idée.

A suivre!

Medium (4)

Mine de rien, il est malin... Il a réussi à piquer ma curiosité.

Textos:
"Bonjour médium. Quelles sont tes disponibilités?"

" Hello V. :-) Ca va depuis hier? Je serai dispo vendredi soir ou dimanche, si cela te convient. J'ai rêvé cette nuit de t'accueillir les yeux bandés. Hum, c'était si bon. :-) "

"Pleine forme! Je devrais pouvoir me libérer vendredi..."

"Parfait! On se dit vendredi soir? 21h chez moi? A très vite!"

"Bien tenté mais toujours hors de question chez toi. Je te tiens au courant pour mes dispos pour vendredi."

"Bonjour médium, je te confirme que je suis dispo vendredi. 21h au bar machin?"

" Ca me fait drôle l'idée même de te rencontrer dans un bar..." J'ai l'impression de faire un rdv meetic alors qu'à la base, je suis venu sur netech' pour faire des rencontres moins convenues au contraire. :-(

"Ou alors quitte à se donner rdv dans un bar demain, un peu de piment et d'originalité ne ferait pas de mal, non? :-) Je me vois bien soit te rejoindre ou soit t'attendre dans les toilettes... Libertinage, lieu neutre et audace. :-p Cela semble être un cocktail gagnant!"

Je suis morte de rire. Dédé suit les échanges et nous nous fendons la poire de l'énormité du truc. Et puis, je trouve ça tellement glauque le coup des chiottes!

"Je comprends bien le côté convenu/ pas rigolo... Mais, pas du tout mon délire ce que tu proposes, je suis sans doute trop fille. Pas grave..."

"Tu es sure que tu es vraiment une libertine?"

Bien tenté le coup de la provoc' mais ça ne marche pas vraiment là...

"Absolument... Etre libertine ne signifie pas faire n'importe quoi avec le premier inconnu qui passe..."

"Me considérer comme le premier inconnu qui passe est faire fi de ts les échanges que nous avons déjà eux... Surprenant! :-x Jamais rien vu de tel sur netech! Au moins tu m'auras appris un truc! Sourire."

"Heu... Nous sommes des inconnus l'un pour l'autre!" Là j'en suis à me demander s'il est pas complétement barré, ce gars et je redouble de rires!

"Que fais-tu des vibrations et de l'intuition? C'est le plus important avant une rencontre libertine ou non :-)!"

"Les intuitions n’empêchent pas un certain réalisme. Rien ne dit qu'elles supportent l'épreuve de la réalité. Réalité qui est que nous ne nous connaissons pas et que rien ne dit que l'envie sera au rdv, etc."

" Alala, conformisme quand tu nous tiens! Tu es terrible, toi! :-) Je peux t'appeler?"

Il était l'heure pour moi de quitter mon boulot. C'est donc moi qui lui passe un coup de fil depuis ma voiture.

Médium (3)

- Non mais, écoute... T'es d'accord pour dire que nous avons un super feeling?

-Oui, enfin, si on excepte notre prise de contact un peu musclée!

- Et moi, je dis que tu peux me faire confiance par ce que j'ai une particularité.

- Ah?

- Je fonctionne au ressentis et là, j'ai l'impression qu'il y a moyen que nous nous amusions bien ensembles.

- Bah, désolée mais il va en falloir un peu plus pour me convaincre, là, vois-tu.

- Ben, m'a mère m'a transmis un truc... Je suis médium.


Moi, à l'intérieur:  Je suis explosée de rire!

- C'est trop drôle ton truc. Si je te dis zététique, ça te parle ou pas du tout?

- C'est pas drôle et zététique ne me dit rien du tout.


Je lui explique donc la notion de zététique, le background et donc que je reste très sceptique quand à toutes ces histoires. Je lui redis qu'il est hors de question que j'adhère à son plan. Il semble déçu et me dit qu'il me laisse réfléchir...

Nous raccrochons...

Medium (2)

Le lendemain, dans l'après-midi, il laisse un long message sur ma boite vocale où il m'explique qu'il a un impératif pro pas prévu et qu'il va devoir annuler notre rendez-vous. A moins que j'accepte de le retrouver chez lui vers 23h et d'ailleurs, il a un scénario à me proposer et il aimerait m'en parler.

Moi, je suis au taf... Il attendra plus tard pour que je le rappelle. Encore un fantasmeur...

Sans compter que je ne me vois pas du tout parler plan cul entre la photocopieuse et la machine à café! Et surtout, je me dis qu'il a du voir la vierge pour s'imaginer une seule seconde que je vais me rendre chez un parfait inconnu comme ça!

En parallèle, je raconte tout ça à Dédé que ça amuse.

L'après-midi passe... Ma fin de journée est pas mal chargée entre le boulot, mon fils et mes activités associatives, je n'ai pas de temps pour le rappeler rapidement. Vers 18/19h, il me laisse à nouveau un long message pour me dire en gros la même chose que dans le précédent.

Je trouve enfin un moment... Je tombe sur sa boite vocale.
Je passe un autre coup de fil, il me rappelle pendant ce temps.
Décidément!

J'arrive finalement à l'avoir en ligne.

Voix sympathique, discussion fluide, c'est cool.
Jusqu'à ce que...

Il me parle à nouveau de son scénario. Ce coup-ci, je le rejoins chez lui et je me bande les yeux avant qu'il ne m'ouvre la porte.

Mais bien sur! Et la marmotte, le papier d'hallu, toussa!

Je lui explique donc que je ne suis pas encore assez inconsciente pour me pointer chez un parfait inconnu comme ça, que rien ne me prouve qu'il n'est pas parent avec Hannibal Lecter et que je ne vais pas finir coupée en rondelles dans son congélo!

Ca le fait hurler de rire.

Bah, fous-toi de moi, tant que tu y es!

C'est à ce moment là que j'ai du entrer dans la quatrième dimension...

Medium

22 heures 30, un soir de semaine. Mon fils dort dans sa chambre, je traine sur le net.
Je vais jeter un œil sur mon compte netéchangisme et laisse la page ouverte en tache de fond.

J'y reviens une petite demi heure plus tard. Ça clignote dans tous les coins sur le tchat. Normal. Les femmes solo sont des denrées rares là-dessus. La plupart des interlocuteurs ne prennent même pas le temps de lire la fiche. Je me retrouve régulièrement avec des mecs qui veulent me servir de toilette, des couples qui me proposent un trio, des types qui veulent faire de moi leur soumise, d'autres qui veulent un plan cam', qui habitent à l'autre bout de la terre. Parfois, c'est le même type avec le même texte copier-coller. Y'en a eu un qui m'a envoyé tous les jours pendant une semaine le même texte dans la boite mail interne au site...

Bref, je n'y jette qu'un œil distrait et ne lis même plus la moitié des demandes tchats que je reçois.

Ce soir-là, je devais être d'humeur polie par ce que je prends la peine de répondre à deux ou trois personnes.
En particulier un type qui m'avait déjà contactée mais qui ne me branchait pas le moins du monde: les blonds archi body buildés, ça n'est vraiment pas mon truc et pour le coup, c'est moi qui n'ai pas pris le temps de vraiment détailler la fiche!

- Désolée, mais, je ne suis pas tentée.

- Ah? Et pourquoi?

- Je ne suis absolument pas fan des body-buildés...

- Heu... Moi non plus! C'est un photo-montage!


Je vais donc revoir cette fiche... Ouais, en effet, on voit que le visage a été superposé à un corps.

-Ah... Bah, j'aime pas les blonds non plus!

-Je ne suis pas blond non plus... Mes origines sont argentines.

En effet, il se décrit comme brun et moi, je devrais m'acheter de nouvelles lunettes!

- Donc, vu ton rapport poids taille, tu dois être enrobé et ça non plus j'aime pas. (Avec tout ça, si le gars à pas compris, hein!)

- Mais, c'est quoi ces a priori à la cons?!!!

- Ce ne sont pas des a priori, ce sont mes goûts et je t'emmerde.

- Non, mais c'est du délire! SOS!

- Oh, hé, ça va bien. Estime-toi heureux que je t'ai répondu vu le nombre de demandes que je reçois.

- De mieux en mieux, prétentieuse, avec ça!

- Pas prétentieuse, seulement réaliste... J'aurais un œil au milieu du front et la gueule de travers, ça serait le même cinéma. Force est de constater que les femmes seules sont prises d'assaut.


Voilà comment j'ai fait connaissance du médium. Spécial comme entrée en matière mais je me suis retrouvée à deviser avec lui jusque tard dans la nuit dans un dialogue plutôt sympa. On parle d'un peu tout, de sexe et pas seulement.
Tellement sympa que je finis par lui dire que le tchat, ça va bien deux minutes mais que moi, je suis plutôt ancrée dans le réel et que je souhaite le rencontrer.

Rendez-vous fixé pour le surlendemain dans un bar. Nous échangeons nos numéros de téléphones et il me demande s'il peut m’appeler le lendemain car il se dit sensible à la voix. Pas de problème pour moi.

dimanche 13 novembre 2011

N'importe quoi! (5)




Comme je suis très polie, j'ai aussi embrassé son mec et la queue du monsieur. Bonjour François! V. et Dédé, enchantés.

Il ne me restait plus qu'à faire connaissance avec ces corps...

Elle avait une jolie poitrine généreuse. J'ai joué avec ses tétons pendant que des mains exploraient mon dos, mes seins, mes fesses et ma chatte. C'est drôle, ces moments où je ne sais plus à quoi est à qui. C'est, je crois, ce que je préfère... Le temps est suspendu et toute mon attention est concentrée sur les sensations, les miennes mais aussi celles de mes camarades de jeux. J'aime quand tout le monde se sent libre de ses gestes sans qu'aucune gène ne se fasse sentir.

J'ai parcouru son corps de ma bouche jusqu'à atteindre son sexe que j'ai gouté du bout de la langue. D'abord ses lèvres puis son clitoris pour en tester la sensibilité avant de plonger bien plus franchement entre ses jambes. Son mec était venu lui fourrer sa queue dans la bouche. Mon complice n'était pas en reste et moi non plus... Je le branlais comme il aime... Lui, jouait avec ma chatte...

J'ai levé puis tourné le visage en lui tirant un peu sur la queue pour qu'il vienne vers moi

Viens donc souhaiter un joyeux anniversaire à Sylvia!
Nous sommes partis dans un fou rire en disant de concert "Joyeux anniversaire Sylvia!"

Tout est parti dans tous les sens très vite. Entre deux éclats de rire, les mecs nous ont royalement baisées... Je me souviens de ce moment où elle et moi étions côte à côte pendant que les mecs nous prenaient en levrette. Nous nous embrassions à pleine bouche un peu comme nous le pouvions car secouées par de vigoureux coups de rein. C'était Dédé qui me prenait à ce moment là. Je sentais son sexe disproportionné taper tout au fond de ma chatte et me remplir complétement. La sensation de frottement en moi... J'avais envie que ça dure encore et encore... Et ça a duré... Ce que c'était bon et que c'est bon de baiser avec lui!

Et puis, nous avons tous eu soif...

Nouveau moment de rigolade... Tu n'aurais pas vu mon string? Non, mais, ce soutien-gorge, c'est à toi? Non, c'est la mienne! Et ce pantalon, c'est à qui?

Rhabillés et rafraichis, nous nous retrouvons au bar ou nous trinquons à l'anniversaire de Sylvia. Nous prenons le temps de faire connaissance.

Ils nous expliquent alors les circonstances de leur rencontre et leur situation quelle que peu surprenante!
Il se connaissent depuis un mois et c'est la deuxième fois qu'ils se voient. Ils se sont rencontrés dans un train qu'ils prennent régulièrement tous les deux.
La première soirée qu'ils ont passée ensemble s'est terminée aux chandelles alors que lui n'est pas du tout libertin.

Ah, bah, ça se voit pas que c'est seulement ta seconde expérience!
Ca vous dirait que nous allions finir la soirée dans notre chambre? Nous sommes dans un hôtel, pas loin...

lundi 7 novembre 2011

N'importe quoi! (4)

Nous voilà donc partis.

Notre hôtel est tout près du club, nous y allons à pieds. Il fait bon.
Il me parle d'une de ses amies "qu'il faut absolument que je te présente. Ah, oui, et puis, faut aussi que tu vois mon pote machin!" C'est un grand bavard... Il me fait rire avec ses envolées verbales.

En tout cas, nous rigolons d'avance car, en club, nous adoptons souvent le mode chasseurs... Observation de l'environnement, target en vue et go-go-go!

Nous y voilà. Le sas, ding-dong, bonsoir, vos prénoms?, bonne soirée, à tout à l'heure.

Il n'y a pas beaucoup de monde. En même temps, c'est normal pour un soir de semaine. Mais, ça tombe bien, moi, je n'aime pas quand c'est trop blindé?

Nous nous installons au bar pour prendre un verre et prendre la température (enfin, façon de parler!). Dans le fond, une femme est à demi étendue sur une banquette, ses yeux sont masqués et sa robe relevée à la taille. Son mec l'exhibe en la caressant...

On va faire un tour derrière?

Yes!

Les coins câlins sont peu peuplés également. Nous faisons un premier tour de reconnaissance.

Vraiment calme. Mais, c'est pas grave, on va commencer par jouer un peu ensemble... C'est ainsi que je me retrouve accrochée à une barre de pole par une paire de menottes en moumoute. Ca va finir par devenir une manie de m'attacher! En moi-même, je me dis, toi, mon coco, profites-en bien parce que il n'y pas que moi qui vais me soumettre... Je te rappelle que c'est au programme... 
Et il joue... Il profite de mon incapacité à répondre à ses caresses, parcourt mon corps. Il me fait marrer parce que je vois bien qu'il zieute pour voir si nous avons un "public". Ce qui ne manque évidemment pas d'arriver.

Les menottes me font mal... Il me détache et nous continuons notre visite de l'arrière boutique.

Nous arrivons dans un autre espace... Quelques couples jouent chacun de leur côté. Il prend ma main et m'attire pour que nous nous installions près de l'un d'entre eux. Ils sont assez jeunes et la fille est jolie. Rapidement, une main inconnue me frôle... C'est elle. Je la frôle également. Nous nous sourions. Je laisse courir mes doigts sur son épaule puis son bras. Elle prend ma main qu'elle place sur la queue de son mec... Bon, ben, puisque c'est si gentiment demandé. 
Sauf que lorsque mon camarade veut l’approcher elle, elle se dérobe...
Ce ne sont pas nos règles du jeu... Tout le monde s'amuse ou personne. Nous les laissons donc et migrons juste en face où se trouve un autre couple.

Ils sont plus âgés que les précédents...

Ils ont l'air de bien s'amuser. Je ne sais plus trop comment mais très vite elle nous dit: "Bonsoir. Je m'appelle Sylvia et c'est mon anniversaire!"
Alors, forcément, j'ai répondu "Joyeux anniversaire Sylvia!" avant de lui rouler une grosse pelle!

dimanche 6 novembre 2011

N'importe quoi! (3)

J'ai besoin de reprendre mon souffle, un peu...

Je m'étire, il s'allonge à côté de moi en me passant une clope et mon verre.


- A la tienne, à mon cul et à ta queue!
Non, mais sérieusement, je m'en remets pas. Comment t'as réussi à me faire un tel effet. C'est complétement dément!! J'adore ça!


- Je sais pas... J'adore te voir partir parce que ça me faire jouir puissance mille. Faut croire que nous nous sommes trouvés. Tiens, regarde, rien que d'y penser et je bande à nouveau... Bon, je vais prendre une douche et puis on file aux chandelles?

- Ok. Je te rejoins dans deux minutes sous la douche... 


Ah... La douche... J'aime bien le voir à poil en train de se savonner. Je reste quelques instants à l'observer avec mon air de morte de faim.
Il me tend la main et je le rejoins...

Évidemment, lui et moi sous la même douche, ça ne peut que mal tourner!


En me regardant, il me dit:

- J'ai envie d'un truc un peu n'importe quoi...

- Ah?! Vas-y, racooooooonte!

- Tu voudrais pas me pisser dessus?

- Assieds toi...


C'est pas la première fois que nous avons des jeux uro. Nous nous sommes déjà accompagnés mutuellement aux toilettes... Je lui ai déjà uriné dans les mains, par exemple. Mais là, c'est sur son torse et sur son visage qu'il aimerait que je le fasse.

Je pars dans une espèce de rire nerveux autant lié à l'incongruité de la situation, la nouveauté ainsi qu'à une espèce d’appréhension.

- J'y arrive pas. Ça me bloque. 

- C'est pas grave.

- Attends parce que c'est quand même excitant ton truc, là.


Et puis, j'y arrive enfin...

C'est un peu étrange comme sensation mais, j'aime bien. Encore plus quand je vois qu'il adore. Ça me galvanise, m’électrise. Il y a un côté un peu tabou qui n'est pas pour me déplaire.

- Diiiiiiiiiiiis, c'est ton tour, là, non?!

Alors qu'il s'était relevé, c'est à mon tour de rejoindre le fond de la baignoire...
Je suis à genoux, le nez sur sa bite. Elle a l'air contente de rencontrer mon nez.

- Attends... J'ai envie de te sucer un peu d'abord...

Je prends seulement son gland entre mes lèvres et levant le visage pour braquer mon regard vers lui. Je sais qu'il adore me voir le sucer avec cet air de salope. Il m'a déjà filmée ainsi et se repasse le film lors de ses séances de branlette.
Je m'applique. Je joue avec son frein de la pointe de la langue avant de l'avaler entièrement. Il gémit.

Je dégage mon visage avec un air radieux. Il sait que c'est le moment...

Sauf que lui aussi, ça le bloque. Nous rions!
Mais, je n'ai pas dit mon dernier mot Jean-Pierre. Ok, 2/20!

Je me tourne et agrippe le bord de la baignoire en lui offrant une superbe vue sur ma croupe. Avec une main, j'écarte l'une de mes fesses. Ca aussi, c'est un truc qui le rend dingue et moi, je raffole de le rendre dingue...

- Salope! C'est pas du jeu!

Il détourne le pommeau de la douche sur le côté et parvient enfin à m’inonder. Je sens le jet chaud sur mon dos, mes épaules et mes fesses.
Là aussi, le côté tabou rend la situation follement excitante.

Je me relève lentement et viens me plaquer contre lui pour lui rouler une pelle monumentale.

- On est complétement frapadingues, non? Lui dis-je en riant.

Il me confirme en se marrant et en me demandant de lui passer la savonnette.

Douche, terminée. Nous nous habillons et partons vers les chandelles.
Notre chambre est un vrai champs de bataille. Il y a des capotes dans tous les sens, des jouets partout. Nous fermons la porte morts de rire.

N'importe quoi! (2)


Il se met à l'aise en sirotant son verre.


Tu n'as quand même pas été bosser comme ça?

Ben, si, pourquoi? Certes, ma robe est courte et mes talons hauts mais j'ai un collant très opaque tout à fait décent.

Ouais, tu parles... Tu dois rendre les mecs complétement dingues à te balader comme ça! (Voilà un homme qui sait parler aux femmes!)

Viens donc inspecter ma tenue de plus près et réviser avec moi...



Il vient s'étendre près de moi... Nous relisons ensembles quelques passages qui manquent, à mon gout, de précision. Nous rions de bon cœur à des délires qui, je pense, ne feraient rire personne d'autre.

Ses mains sont parties à l'assaut de mes jambes. J'ai vraiment du mal à comprendre ce qu'il me dit. Mes quelques neurones disponibles sont concentrés sur son contact qui me rend dingue. Je palpite de partout mais je suis bien décidée à ne pas lui sauter dessus tout de suite. J'ai envie de lutter un peu et de le laisser continuer son exploration.

Ses doigts sont remontés... Il masse doucement ma chatte au travers le tissus. C'est divin. Désir et envie à leur paroxysme.

Je crois que j'ai un peu perdu les pédales à ce moment là... Il faut dire que nous nous faisons un effet qui touche à la démesure. Perdre la tête en lâchant totalement prise, ça parle à quelqu'un?

Je me souviens de m'être retrouvée à genoux sur le lit, les yeux masqués, la bouche obstruée, les mains liées dans le dos, lui me décrivant ce qu'il voyait dans le miroir et ce que cela provoquait chez lui. Je me souviens de ses mains, de son sexe, de sa langue partout sur moi et en moi. Je me souviens de la morsure du martinet à laquelle je ne m'attendais pas. J'adore qu'il me manipule ainsi. J'aime me sentir objet entre ses mains. Je me souviens des orgasmes successifs.

Je me souviens surtout d'un orgasme monumental qui m'a laissée sans voix.

Il s'active dans mon cul, à genoux entre mes jambes alors que je suis sur le dos... Je le vois, j'observe son visage, son corps, le plaisir évident qu'il est en train de prendre. Je glisse mon pied dans son cou, sur son torse. Sa queue énorme me laboure sans fin, tantôt doucement, tantôt à grands coups de reins furieux. Je me sens un peu déconnectée de la réalité. Je ne suis plus qu'une masse sensitive jouissant sans orgasme à chaque seconde. Jusqu'à ce que brutalement, sans prévenir, un colossal orgasme m'emporte. Alors qu'il continue à m'enculer, que je tremble de partout, je l'inonde d'un geyser comme je n'en ai jamais produit.

Je suis en sueur, haletante et... trempée! J'avais déjà jouis avec mon cul mais, je dois bien admettre que je suis stupéfaite par la violence du truc tant par l'intensité que par sa manifestation "fontainesque".


Heu... Comment t'as fait ça au juste?!! Tu recommences quand tu veux à mes faire jouir comme ça! C'est énorme (Oui, oui, comme ta bite!), j'en reviens pas!


samedi 5 novembre 2011

N'importe quoi!



Ce soir là, nous nous étions donnés rendez-vous à l'hôtel.

J'étais arrivée la première.
La chambre n'était pas très grande mais confortable. Par contre, horreur absolue!, le mini-bar ne contenait que de la bière. 

Qu'à cela ne tienne...

Allo, le bar? 2 doubles vodka, s'il vous plait.


C'est bien d'être arrivée avant lui, finalement. Ça me laisse le temps de me poser, de rafraichir un peu mon maquillage, d'arranger un peu ma tenue. Ça me permet aussi de sortir notre sac à malices contenant tout un tas d'accessoires rigolos comme des entraves reliées à un collier par une chaine, une cravache, un martinet ou encore une charmante culotte-gode en latex... Et, surtout, j'ai ainsi le temps de relire un questionnaire que nous avons mutuellement rempli.
C'est un truc issu de l'univers BDSM permettant de mieux cerner les envies et limites de chacun. Un peu chiant à remplir mais délicieusement excitant à lire.

Je m'installe donc sur le lit, un verre à portée de main, une clope au bec. C'est là que je me rends compte que les portes de l'armoire sont constituées d'un immense miroir. Intéressant et prometteur puisqu'il donne sur toute la longueur du lit... Je vois tout à fait comment l'exploiter.

J'ai un peu de mal à me concentrer sur ma lecture... Je suis impatiente et très excitée. Ça fait plusieurs jours que nous ne nous sommes pas vus et nous n'avons rien trouvé de mieux à faire que de faire monter la pression jusqu'à ce que ça en devienne insupportable... Et que je t'envoie une photo suggestive, et que je t'explique par le détail la manière dont je vais te coller au mur, etc. Bref, il fait 6 000 degrés dans mon string.

Après moult échanges de sms pendant qu'il est sur le chemin, il frappe enfin à la porte de la chambre...

Je te laisse t'installer, je suis en train de terminer mes devoirs de révision. Tu as une vodka dans le mini-bar.

Je retrouve ma place initiale et ça n'est pas innocent... D'où il est, il a une vue imprenable sous ma robe très courte, sur mes collants et surtout sur mes escarpins. Ce n'est pas de ma faute s'il est fétichiste et que j'adore les hauts talons!

mardi 1 novembre 2011

Diva-gation

Cher Dédé,

Il est temps pour vous de prendre conscience d'un certain nombre de choses...

Mon cul, ma chatte, ma bouche, mes mains, mes pieds et, de fait, tout mon corps vous est totalement offert. Vous pouvez en user et en abuser autant que vous le souhaitez et comme vous le souhaitez.
Il convient de laisser totalement libre cours à votre imagination et à votre folie. Je serais déçue du contraire. 

Soyons clairs, dans le jeu, vous pouvez exiger tout ce que vous voulez y compris ce à quoi je suis à priori réticente. Soyez vicieux, pervers, contraignez-moi, obligez-moi, forcez-moi, façonnez-moi, guidez-moi mais sachez aussi être doux et tendre quand il le faut et quand cela vous plait. Faites appel à vos fantasmes et désirs les plus secrets.
Ne faisons pas dans la demi-mesure...

Il est indispensable que vous compreniez que vous me procurez un plaisir immense que je n'avais que rarement voire pas connu jusque là. Il faut en explorer toutes les facettes des plus déviantes aux plus softs et délicates.

Vous avez également libre accès à mon esprit... Quand nous ne sommes pas ensemble, il faut que vous sachiez que je me surprends à des rêveries torrides et obscènes. Elles me perturbent dans mes activités les plus sérieuses nécessitant toute mon attention. Ce sont des surprises délicieusement agaçantes.

Vous m'accompagnez également dans des séances masturbatoires frénétiques où je fais appel à toutes mes capacités perceptives et mémorielles: une sensation tactile (votre queue sous ma langue), un goût (votre sperme étonnamment sucré), une odeur (nos corps après...), une image (votre cul en gros plan), un son (vos ordres, le bruit d'un gifle) et aussi toute la palette des émotions que me procure nos plaisirs.

N'hésitez pas un instant à distiller votre présence lorsque nous sommes séparés. Amusez-vous, jouez-vous de moi par tous les moyens que vous ne manquerez pas d'imaginer. Obsédez-moi...


Mais attention... Ce n'est pas sans risques...

Puisque j'exige de la réciprocité...


En premier lieu, il n'est pas impossible que la petite pute que je suis finisse par vous rendre fou. Fou de désir, fou de plaisir, fou de jouissance. 

Ensuite, je veux que vous me livriez votre corps sans aucune retenue. Il faut que vous ayez conscience qu'il m'appartient et que je dois pouvoir en disposer comme je l'entends. Vous avez certainement compris hier que je ne me contenterai pas d'être prise... Vous avez certainement compris qu'il s'agissait d'un galop d'essai et que je vais faire de vous une petite chienne qui se pliera à l'immense perversité qui m'habite. 

Il est plus que probable que lors de nos expériences, je repousse vos limites... Il va vous falloir répondre à l'excitation que me procure certaines situations avec lesquelles vous n'êtes pas forcément familier. Soyez prêt à tout...

Montrez-moi votre désir, exhibez-vous, exploitez toutes les sensations offertes par votre corps, découvrez en de nouvelles. Je veux en être le témoin y compris lorsque nous ne sommes pas ensemble.

Je veux vous troubler au moment où vous vous y attendez le moins. Je vais forcément vous hanter par le souvenir de scènes incendiaires et sans aucun doute par des images, des messages qui tomberont à point nommé. Il est impératif que vous me confessiez les impressions et sensations que vous en tirez.

Méfiez-vous de moi, je brule, dans tous les sens du terme. Pensez, toutefois, à me signaler une brulure trop intense...



Surtout, n'oubliez pas que tout ceci sera ponctué de grands éclats de rire complices. Il me semble bien évident que ni vous, ni moi ne sommes capables de vraiment nous prendre au sérieux.

Votre Salope,